
Accompagnée de Jack Lang, Ségolène Royal parcourt le Salon au pas de charge, sourit aux téléphones portables hissés à bout de bras pour capter son visage, évite les écoles privées mais s’attarde ostensiblement au stand de la police et des armées. Comme François Bayrou, elle réserve sa plus longue halte au stand du "Défi pour la terre Adelise", tenu par des étudiants ingénieurs. Comme lui, elle signe la charte des "gestes pour la planète" et appose son paraphe sur le Livre d’or. Un peu trop vite. Un pluriel a été oublié. "Relevons ensemble le défi pour la planète. Les métiers de l’environnement prépare (nt) le futur", écrit-elle.
René Silvestre, le président du groupe L’Etudiant, qui avait abandonné François Bayrou pour accompagner la candidate, revient furibond une heure plus tard alors que le cortège de la candidate a gagné la sortie.
"En vingt-et-un ans de Salon, je n’ai jamais vu ça ! Pourtant j’en ai accompagné des oiseaux ici, de droite comme de gauche !, maugrée-t-il. A un moment, je lui ai dit : on pourrait passer par là. Elle m’a répondu : je vais où je veux !"
Le responsable du Salon a de la mémoire : "En 1988, François Mitterrand est venu, il y est resté trois heures et demie. Jacques Chirac y est venu en 1995, il est resté quatre heures. Et tous deux ont été élus…" François Bayrou ne s’est décidé à partir qu’au bout de cinq heures.
Et Ségolène Royal? Ca s’est beaucoup moins bien passé [que Bayrou]. J’ai été très surpris de son rapport peu naturel, presque agressif, à cette visite. Elle a été très autoritaire, et pas seulement avec les membres de son équipe, avec moi également. Ou avec les jeunes: ils lui étaient a priori favorables, ils étaient bien avec elle, elle ne leur a pas rendu. Elle n’y arrive pas.
Elle fait une erreur fondamentale: elle pense probablement qu’en se montrant cassante, autoritaire, elle endosse les habits de Mitterrand. C’est vrai que Mitterrand était autoritaire, il pouvait être dur, en particulier avec ses collaborateurs. Mais il était gentil avec les gens. Pendant la visite de François Mitterrand, j’ai été détendu pendant 3 heures et demi. Pendant celle de Ségolène Royal, pas une minute. Ségolène Royal, c’est Juppé sans les bottes… même si je trouve Juppé plus sympa.
Wow, René Silvestre y va fort avec Royal :o !
...Et je parie que ces pages vont vous intéresser :-) :
Commentaires pour "Royal au Salon de l’étudiant"
Mais sa gentillesse, ses sourires devant les portables et caméra etc… Ce n’est qu’une façade ! Cette femme est fausse.
"Je vais où je veux"… ‘Tain, mais c’est bon, quoi ! On propose, elle envoie bouler ? Mais qu’elle dégage du second tour !!!!!!!!
Même un collègue de mon père (un quidam, quoi) l’avait vue dans un train…
"Bonjour :-D !
- …" (silence radio, rien à foutre !)
Purée elle peut être pas être polie, des fois ?!
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