Coupe

Il y a eu petite remise des prix un pti peu farfeulue suite au référendum… Les résultats sont donc…

Traité d’or : « Hold-up à Solferino » de Laurent Fabius. Un thriller remarquable servi par une distribution époustouflante.

Grand prix du jury : « Ma majorité des deux cinquième » de Henri Emmanuelli. Du début à la fin on est tenu en haleine par ce héros qui est persuadé d’avoir la majorité dans son parti.

Prix d’interprétation masculine : Philippe de Villiers dans « Mensonges et obscurantisme ». Le film ne fera pas date mais il y a une force exceptionnelle dans l’interprétation de de Villiers.

Prix d’interprétation féminine : Marie-George Buffet dans « Le retour du grand soir ». On se réjouit de voir cette interprète enfin récompensée car ce n’est pas une habituée des palmarès.

Meilleur second rôle masculin : Jacques Chirac dans « Abracadabrantesque ». Déception pour ce remake malgré une interprétation sobre. Rien à redire sinon que Chirac nous avait habitué à mieux.

Meilleur second rôle féminin : Arlette Laguiller dans « La discrète ». Un film à petit budget qui a eu des problèmes de distribution et est sorti dans peu de salles.

Meilleur espoir masculin : François Hollande dans « Une balle dans le pied ». On n’avait vu Hollande que dans de grands classiques et pour ce premier policier c’est une réussite.

Meilleur espoir féminin : Simone Veil dans « Convenance personnelle » Elle ne fait qu’une apparition dans ce film d’auteur mais elle y est remarquable.

Prix de la mise en scène : Daniel Cohn-Bendit dans « Tous des cons ». Du Cohn-Bendit pur cru. Il faut aimer.

Prix du meilleur scénario original : Lionel Jospin pour « Compatibles ». On voyait peu Jospin ces derniers temps et c’est un retour remarqué sur les écrans.

Prix du meilleur premier film : « Tous ensemble » de Jean-Luc Mélenchon et José Bové. Un gros succès qui a fait un million d’entrées dès la première semaine.

Prix du meilleur court métrage : « Plan B » de Jacques Delors. On regrette que ce réalisateur de talent n’ait toujours pas osé se lancer dans un long métrage.

Meilleure musique : Oliver Besancenot pour « L’internationale libérale ». Une musique originale pour un scénario sans surprise.

Meilleure photo : Nicolas Sarkozy pour « Le présidentiable ». L’histoire banale d’un couple qui se déchire mais des éclairages très recherchés.

Meilleurs costumes : Jack Lang pour « La veste du parti ». Le film présente peu d’intérêt sinon les costumes de Lang, un des meilleurs accessoiristes du moment.

Meilleurs décors : Jean-Pierre Raffarin pour « Derniers jours à Matignon ». Ce péplum à grand spectacle méritait mieux, malheureusement il souffre de longueurs.

Meilleur montage : François Bayrou pour « L’opposant conjoncturel ». Un scénario embrouillé et peu crédible mais un exploit du montage pour mettre bout à bout des séquences aussi disparates.

Meilleur film étranger : « Les envahisseurs » de Jean-Marie et Marine Le Pen. Un film turc en noir et blanc desservi par le fait qu’il n’existe qu’en VO non sous-titrée.

Traité d’honneur : Valéry Giscard d’Estaing pour l’ensemble de son oeuvre et particulièrement pour sa dernière mise en scène « Tous dans la merde ». Un hommage mérité pour ce grand accordéoniste.

Source : eurobravo

...Et je parie que ces pages vont vous intéresser :-) :