Le Monde vient de publier un article qui résume à priori les choses objectivement. Je vous invite donc à lire cet article du Monde.
Selon un sondage Opinionway Sarkozy remporte globalement le débat (sondage réalisé le 2 mai au soir auprès d’un échantillon de 978 personnes ayant suivi le débat entre les deux candidats, interrogés par Internet).
La moitié des électeurs ayant voté au premier tour pour le candidat centriste ont préféré Sarkozy, 25% seulement d’entre eux ayant jugé Royal «meilleure». Enfin, le dernier quart des électeurs centristes estime que «ni l’un ni l’autre» des candidats n’est ressorti du lot.
Les sympathisants de l’UDF ont jugé que le candidat de l’UMP était le mieux à même de «faire les réformes dont la France a besoin» (+3 points à l’issue du débat, -2 pour Royal).
Au final, les sondés sont 52% (+4) à souhaiter la victoire de Nicolas Sarkozy à l’issue de ce débat, et 37% (+1) de plus à vouloir celle de son adversaire socialiste.
Pour voir le sondage plus en détails c’est par ici ou ici pour encore plus de détails.
Quant à moi, je pronostique toujours une victoire Royal.
Transcription du fameux passage sur l’accueil des enfants handicapés dans les écoles :
Arlette Chabot: A quoi doit servir l’école aujourd’hui ?
Nicolas Sarkozy : Le problème de l’école n’est pas qu’un problème de moyens, d’argent et de structure. C’est aussi un problème de programme d’éducation scolaire. Il faut débattre de ce que nous voulons faire de l’école. Quelle est l’école que nous voulons? Je veux une école du respect, de l’autorité, de l’exigence, du mérite où les enfants des familles modestes accèdent aux grands auteurs et où, comme Jules Ferry, on a de l’ambition pour les enfants. Une école qui transmet un savoir, qui n’a pas peur d’enseigner le civisme, qui transmet une morale commune, une école où les maîtres sont respectés, où lorsque le maître entre dans la classe les élèves se lèvent en signe de respect. Une école où chacun sera reçu avec le soin d’un parcours adapté à ces problèmes. Je crois aux limites du collège unique, une école où on va répondre au malaise formidable des enseignants qui ne sont pas assez payés, pas assez récompensés. Une école où on pourra laisser ses enfants à l’étude du soir sur la base du volontariat pour qu’ils rentrent à la maison les devoirs faits. Je propose une révolution pour toutes les femmes en France, c’est que tous les enfants, si je suis élu Président de la République, pourront au collège et au lycée rester en étude surveillée après la fin des cours pour rentrer à la maison avec les devoirs faits. Il y a beaucoup de femmes qui travaillent, qui ne peuvent pas être là quand les enfants rentrent de l’école, beaucoup de femmes qui seraient très heureuses que les enfants aient fait leurs devoirs et leur travail à l’école. J’ajoute que cela permettrait de résoudre le problème du pouvoir d’achat des enseignants, car cela leur permettrait de faire ces études encadrées, sur la base du volontariat, pour être davantage rémunérés. Cela peut être la crèche associative, la crèche d’entreprise, l’emploi à la personne, l’emploi à domicile. Je souhaite, d’ailleurs, que l’on puisse déduire de ses impôts les salaires et les cotisations sociales que l’on paye sur un emploi à domicile. Lorsqu’une société embauche quelqu’un, elle ne paie pas l’IS sur le salaire de la personne qu’elle emploie. Je ne vois pas pourquoi la famille devrait payer un impôt sur les salaires et les charges qu’elle déclare. Ce sont les différences qu’il peut y avoir entre nous sur cette question.
Ségolène Royal : Les femmes n’auront pas besoin d’aller devant les tribunaux, mais elles auront le service public de la petite enfance sous toutes ses formes !
Nicolas Sarkozy : Vous allez créer 2,3 millions places de crèche ?!
Ségolène Royal : Les femmes vont aller devant le tribunal pour demander une place en crèche ? Soyez sérieux ! C’est ce que vous proposez, une société où il faut aller devant la justice pour demander une place en crèche ? Ce n’est pas ma conception de la société. Les femmes ont autre chose à faire que d’aller devant le tribunal. Il faut faire les choses en politique. Ce n’est pas le tribunal.
Nicolas Sarkozy : Vous n’avez pas besoin d’être méprisante pour être brillante.
Ségolène Royal : Je connais vos techniques. Dès que vous êtes gêné, vous vous posez en victime.
Nicolas Sarkozy : Avec vous, ce serait une victime consentante!
Ségolène Royal : Tant mieux, au moins, il y a du plaisir.
Nicolas Sarkozy : J’ai trop de respect pour vous pour vous laisser aller au mépris. Les droits opposables sont très importants, ils permettront de passer de la République des droits virtuels à la République des droits réels.
Ségolène Royal : J’avais la parole. Je préfère l’action politique efficace, qui fait les choses, plutôt que d’imaginer.
Nicolas Sarkozy : Ce sont des mots. Moi, je m’engage sur un résultat.
Ségolène Royal : Les gens vont aller devant les tribunaux alors qu’ils sont déjà débordés et qu’ils ont autre chose à faire? Ce n’est pas sérieux!
Nicolas Sarkozy : Ce n’est pas gentil de dire des choses comme cela. Je vais prendre un exemple qui va peut-être vous toucher. L’affaire des enfants handicapés dans les écoles. Je considère qu’il est scandaleux qu’un enfant ayant un handicap ne puisse pas être scolarisé dans une école “normale.” C’est important pour l’enfant ayant un handicap et pour les autres enfants qui n’ont pas de handicap, qui au contact de cet enfant différent apprendront que la différence est une richesse. Dans les démocraties du nord de l’Europe, 100 % des enfants ayant un handicap sont scolarisés en milieu scolaire classique. En France, c’est 40 %. Je veux créer un droit opposable. Cela veut dire quoi ? Qu’une famille au bout de cinq ans, à qui on refuserait une place dans une école, pourrait aller devant le tribunal en disant : la République m’a promis un droit. Un homme politique s’est engagé et n’a pas tenu sa promesse. Que se passe-t-il ? Je veux en finir avec les discours creux (pas le vôtre, je ne veux pas être désagréable) avec ces promesses incantatoires, cette grande braderie au moment de l’élection, on rase gratis, on promet tous. Quand on ne sait pas promettre, on promet une discussion. Je veux m’engager sur des résultats, sur du concret. Je veux dire à toutes les familles ayant rencontré le drame du handicap que je ferai une place à chacun de leurs enfants dans les écoles, que je donnerai les moyens aux écoles pour les accueillir. La preuve de ma bonne foi sera le droit opposable et la capacité d’aller devant un tribunal pour faire-valoir ses droits. Ce n’est ni ridicule, ni accessoire. C’est peut-être même ce qui fait la différence entre la vieille politique et la politique moderne.
Ségolène Royal : Là, on atteint le summum de l’immoralité politique. Je suis scandalisée par ce que je viens d’entendre, parce que jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux. Pourquoi ? Lorsque j’étais Ministre de l’enseignement scolaire, c’est moi qui ai créé le plan handiscole qui a demandé à toutes les écoles d’accueillir tous les enfants handicapés. Pour cela, j’avais créé parmi les aides éducateurs que vous avez supprimés, 7000 postes d’aides éducateurs, d’auxiliaires d’intégration. J’avais doté toutes les associations de parents d’enfants handicapés des emplois liés à l’accompagnement et aux auxiliaires d’intégration dans les établissements scolaires. C’est votre gouvernement qui a supprimé non seulement le plan handiscole, qui a supprimé les aides éducateurs, qui fait qu’aujourd’hui, moins d’un enfant sur deux qui était accueilli il y a cinq ans dans l’école de la République ne le sont plus aujourd’hui. Vous le savez parfaitement. Je trouve que la façon dont vous venez de nous décrire, la larme à l’œil, le droit des enfants handicapés d’intégrer l’école, alors que les associations des parents d’handicapés ont fait des démarches désespérées auprès de votre Gouvernement pour réclamer la restitution des emplois, pour faire en sorte que leurs enfants soient à nouveau accueillis à l’école, y compris les enfants en situation de handicap mental à l’école maternelle, où avec moi tous les enfants handicapés mentaux étaient accueillis à l’école maternelle dès lors que les parents le demandaient. Laissez de côté les tribunaux, les démarches pour les parents qui en ont assez de leurs souffrances, d’avoir vu leur enfant ne pas pouvoir être inscrit lors des rentrées scolaires lorsque vous étiez au Gouvernement. Laissez cela de côté. La façon dont vous venez de faire de l’immoralité politique par rapport à une politique qui a été détruite, à laquelle je tenais particulièrement, parce que je savais à quel point cela soulageait les parents de voir leurs enfants accueillis à l’école. Vous avez cassé cette politique! Et aujourd’hui, vous promettez en disant aux parents qu’ils iront devant les tribunaux?! Tout n’est pas possible dans la vie politique, ce discours, cet écart entre le discours et les actes, surtout lorsqu’il s’agit d’enfant handicapé, ce n’est pas acceptable. Je suis très en colère. Les parents et les familles…
Nicolas Sarkozy : Calmez-vous et ne me montrez pas du doigt avec cet index pointé!
Ségolène Royal : Non, je ne me calmerais pas!
Nicolas Sarkozy : Pour être Président de la République, il faut être calme.
Ségolène Royal : Non, pas quand il y a des injustices! Il y a des colères saines, parce qu’elles correspondent à la souffrance des gens. Il y a des colères que j’aurai, même quand je serai Présidente de la république….
Nicolas Sarkozy : Ce sera gai!
Ségolène Royal : Parce que je sais les efforts qu’ont fait pour accueillir les enfants qui ne le sont plus. Je ne laisserai pas l’immoralité du discours politique reprendre le dessus.
Nicolas Sarkozy : Je ne sais pas pourquoi Mme Royale, d’habitude calme, a perdu ses nerfs…
Ségolène Royal : Je ne perds pas mes nerfs, je suis en colère. Pas de mépris. Je suis en colère. Je n’ai pas perdu mes nerfs. Il y a des colères très saines et très utiles.
Nicolas Sarkozy : Je ne sais pas pourquoi Mme Royal s’énerve…
Ségolène Royal : Je ne m’énerve pas.
Nicolas Sarkozy : Qu’est-ce que cela doit être quand vous êtes énervée!
Ségolène Royal : J’ai beaucoup de sang-froid. Je ne suis jamais énervée…
Nicolas Sarkozy : Vous venez de le perdre. Madame Mme Royal ose employer le mot “immoral.” C’est un mot fort.
Ségolène Royal : Oui.
Nicolas Sarkozy : Madame Royal se permet d’employer ce mot parce que j’ai dit que je souhaitais que tous les enfants ayant un handicap soient scolarisés en milieu scolaire “normal.” Madame Royal a qualifié mon propos de larmes à l’œil, sous entendant par là que la sincérité n’était que de son côté et que, de mon côté, il ne devait y avoir que du mensonge. Ce n’est pas une façon de respecter son concurrent. Je ne me serai jamais permis de parler de vous comme cela, madame.
Ségolène Royal : Parce que moi, je ne mens pas et je ne prétends pas faire ce que j’ai détruit avant.
Nicolas Sarkozy : Madame, je ne pense pas que vous élevez la dignité du débat politique.
Ségolène Royal : Si, c’est très digne la question du handicap.
Nicolas Sarkozy : Si je n’avais pas moi-même, par conviction, parlé de la scolarisation des enfants handicapés, cela faisait une heure et demie que nous débattions, on n’en avait pas parlé. J’ai le droit de parler du handicap. Ce n’est pas votre monopole. J’ai le droit d’être sincère dans mon engagement et d’être bouleversé par la situation d’enfants qui aimeraient être scolarisés. Je ne mets pas en cause votre sincérité, madame, ne mettez pas en cause ma moralité.
Ségolène Royal : C’est votre action que je mets en cause.
Nicolas Sarkozy : Ainsi, la dignité du débat politique sera préservée. Mais au moins on aura vu que vous vous mettez en colère bien facilement, vous sortez de vos gonds. Le Président de la République a des responsabilités lourdes, très lourdes.
Patrick Poivre d’Arvor : Peut-on passer au sujet de l’Europe, qui est en panne, deux ans après l’échec du référendum en France… Ségolène Royal : Vous permettez. Moi aussi, j’ai l’intention de me faire respecter. Je ne suis pas sortie de mes gonds. Ce qui nous différencie, c’est une vision de la morale politique. Il faut que les discours soient cohérents avec les actes. Quand il y a un tel écart, on ne peut pas avoir détruit l’accueil des enfants handicapés à l’école…
Nicolas Sarkozy : C’est faux, madame. Il y a trois fois plus d’enfants handicapés scolarisés aujourd’hui qu’à votre époque. C’est faux, madame.
Ségolène Royal : Toutes les associations ont protesté auprès de vous…
Nicolas Sarkozy : Ce n’est pas exact…
Ségolène Royal: Car vous avez supprimé les auxiliaires d’intégration…
Nicolas Sarkozy: Je n’ai jamais été ministres de l’éducation nationale…
Ségolène Royal : De votre gouvernement.
Nicolas Sarkozy : Je n’ai jamais été Premier ministre non plus.
Ségolène Royal : Ne soyez pas condescendant.
Nicolas Sarkozy : Je ne le suis pas du tout.
Ségolène Royal : Il y avait des colères saines par rapport aux injustices ou aux discours politiques qui ne correspondent pas aux actes…
Nicolas Sarkozy : En quoi elle est saine votre colère? Traiter votre contradicteur d’immoral et de menteur, je ne vois pas ce qu’il y a de sain. Vous avez la vision sectaire de la gauche. Toute personne qui ne pense pas exactement comme vous est forcément illégitime!
Ségolène Royal : Pas du tout, au contraire!
Arlette Chabot : Peut-on terminer là-dessus ?
Ségolène Royal : Ce débat est très important. C’est toute une conception de la vie politique et de la responsabilité politique qui est là. Si on est responsable de rien, si on n’a jamais des comptes à rendre sur ses actes politiques, comment voulez-vous que les citoyens croient encore à l’efficacité de la politique…
Nicolas Sarkozy : Il faut garder son calme et ses nerfs et utiliser des mots qui ne blessent pas.
Ségolène Royal : Les mots de blessent pas, ce sont les actions qui blessent.
Nicolas Sarkozy: Quand on emploie des mots qui blessent, on divise le peuple, alors qu’il faut le rassembler. Ségolène Royal: Vous êtes blessé ?
Nicolas Sarkozy : Non.
Ségolène Royal : Donc tout va très bien!
Nicolas Sarkozy : Je ne vous en veux pas. Cela peut arriver à tout le monde de s’énerver.
Ségolène Royal : Je ne m’énerve pas, je me révolte, car j’ai gardé ma capacité de révolte intacte.
...Et je parie que ces pages vont vous intéresser :-) :
Commentaires pour "Enfants handicapés (débat Royal / Sarkozy)"
Bravo pour cette retranscription ;-). Je ne dis rien d’autre car objectivement, je ne sais pas (ou plus) quoi en penser.
Sarkozy président …
Je suis désolé, mais je suis d’accord avec lui, un(e) Président(e) doit absolument savoir se contrôler dans un débat pareil. Il (elle) ne pourra pas "sortir de ses gonds" comme ça dès que quelqu’un s’oppose à lui (elle).
Cependant, le doute persiste sur la question des handicapés…
Bon, petit rapport de la majoritré de mon lycée : y’a les pro-Ségolene qui concidère qu’elle la bouffé tout cru et que Sarkozy ets passé sur statut de facho-dictateur à celui de petite victime…
Et coté Sarkozistes tout le monde est persuadé qu’elle s’est ridiculisée, qu’elle a ruiné sa crédibilité…
Je suis assez d’accord, pour donner une idée, d’après mon prof d’histoire (très simpa, qui a organisé un débat) 75% du lycée est à droite…
Et pourtant nous ne sommes que deux dans ma classe à "voter" pour Sarkozy…
Voilà voilà !
Sarko président… sans aucun doute: elle est totalement en dehors de la plaque.
Mon opinion n’engage que moi, mais Ségo n’a pas la carrure pour devenir présidente… Loin de la…
Allez, je me lâche:
‘pour etre président de la république, il faut être calme’
(…) > pan
‘ je sais pas pkoi, Mme Royal, d’habitude calme, a perdue ses nerfs’… >> re-pan
Franchement, elle n’est vraiment plus crédible la …
Au moins, Sarko a un programme, Ségo, préfère recontrer les "" partenaires sociaux"" et faire des référendum… A-t-elle vraiment compris ce dont la France à besoin ?
vous avez bien raison, sarkozy est vraiment LE model en matiere de calme
non mais vous rigolez ou quoi ???
-quand sarko s’enerve, il devient l’homme le plus charismatique de tous, l’homme qui a la "carrure" d’un chef d’etat
-quand segolene s’enerve, c’est pas bien, faut savoir garder son sang froid pour devenir le chef de l’etat
je voudrais bien savoir alors quelle est votre définition d’un homme de carrure si ce n’est une belle paire de corones
En l’occurrence d’après l’article du Monde Royal s’est énervée alors que les chiffres sont favorables à la droite (et que Sarko n’était pas ministre de l’éducation, il aurait bien pu avoir un avis différent). Enfin, pas si extraordinaires que ça, mais en tout cas l’évolution est positive entre 2002 et 2007 selon l’article du Monde.
Royal cherchait manifestement à placer une attaque, évidemment préparée (comment penser que de telles choses ne sont pas préparées, d’un côté comme de l’autre bien sûr) très portée sur la "morale politique" pour faire douter les Français sur l’immoral et très méchant Sarkozy.
Cette affaire m’embête personnellement. En effet les chiffres donnent plutôt raison à Sarkozy. Royal se serait donc énervée sur un sujet qu’elle ne maitrisait pas en profondeur. Mais ce qui m’embête ce n’est pas ça (pour Royal il faut bien faire employer par l’Etat des policiers pour raccompagner chez elles toutes les policières qui rentrent chez elles le soir. . . o_O), mais le fait que de nombreux Français ont regardé cette passe d’armes et n’auront peut-être pas en main les faits pour se faire une idée sur la question d’ici dimanche.
Sarko a cependant proposer une loi qui avait déjà été votée par son gouvernement (et qui commence à produire ses effets : certaines familles ont attaqué l’Etat et obtenu gain de cause).
L’ancien ministre de tutelle de SR dans le gouvernement de Jospin, Claude Allègre s’est dit "très choqué parce que, hélas! elle n’a pas fait (…) beaucoup de choses pour les handicapés". Lors de la mise en place du plan Handiscol, préparé par Mme Royal, "il n’y a eu aucune mesure vraiment importante", "ça n’a pas été quelque chose de très efficace", s’est-il souvenu.
"Celui qui a fait le plus pour les handicapés, c’est Luc Ferry", ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin, a estimé l’ancien ministre de l’Education nationale. "Je ne suis pas pour autant pour la droite, mais je pense que la vérité doit être dite en politique."
"Je suis un peu outré de ça parce que ce qui a été dit, c’est des mensonges", a-t-il encore dit.
http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...
Les associations disent simplement qu’il y a toujours énormément de problèmes et que la France a trop de retard sur ce sujet, comme l’ensemble de la classe politique.
ps : A propos de ce débat je trouve le fait que ni l’un ni l’autre ne connaissaient la part du nucléaire dans l’électricité de France particulièrement choquant (d’autant plus que je connaissais cette proportion de 80%…). C’est loin d’être un sujet mineur tout de même…
"En l’occurrence [...] Royal s’est énervée alors que les chiffres sont favorables à la droite [...] En tout cas l’évolution est positive entre 2002 et 2007 selon l’article du Monde."
Oui Yaz’, et je rajouterais que selon le JT de 20h de France 2 du 03/05/07, en 2003 il y avait 89000 enfants handicapés scolarisés, et 160000 en 2006.
!!!!!!ELLE A MENTI!!!!!!
Réaction de mon père, plus habitué aux politiciens que moi (20 ans) :
"C’est une P…UTE !!!!!!!! C’est I-GNOBLE, ce qu’elle a fait !!!!!! C’est une pourrie !!!!!!!!!".
Sa colère était bien feinte, comme le sous-entendait Le Figaro !!!!!
En tout cas si je devais choisir, ce serait Sarkozy. Mais si le buzz autour de ce MENSONGE EHONTE prend, elle ne remportera pas les élections ! En tout cas, j’espère qu’elle ne le sera pas !
Bonjour,
Elevant une fille handicapée depuis sa naissance qui a été scolarisée et qui est à l’université actuellement,( elle a 21 ans) je peux vous dire que le parcours n’a pas été de tout repos.
Je vous invite à consulter DAILY MOTION et rechercher mes propos sur le débat du 2 mai à propos du Handicap.
Merci à Mr SARKOZY de défendre les enfants handicapés, merci pour votre humilité. Je suis d’accord avec vos propos. Bien sûr que les parents doivent pouvoir aller en justice pour défendre leurs droits. Mais comme maintenant existe la loi de 2005 en faveur des personnes handicapées, la perception du handicap est en train de changer.
Ma fille peut aller demander quelque chose du fait de son handicap. Avant c’était débrouillez-vous. L’école ne peut rien faire pour vous, etc..
Vous comprenez, celà pourrait faire des différences.
HANDISCOL, c’était complétement "FUMEUX". Les auxiliaires scolaires n’étaient pas formées, n’avaient aucune notion du handicap. En clair, il n’y avait aucune chose concrète.
Un peu de calme, enfin… Dire que Royal a menti me semble aussi ridicule que dire que Sarkozy est quelqu’un de mesuré ! EN vérité tout cette histoire de chiffres sur les enfants handicapés scolarisés est assez simple: auparavant (avant la droite), l’accueil et l’intégration des éléves handicapés étaient individualisés: 1 handicapé = 1 auxiliaire de vie. Effectivement, le nombre d’élèves était inférieur à celui d’aujourd’hui, MAIS ce nombre est artificiellement gonflé, car d’une part, ces élèves ne sont plus systématiquement dans des écoles dites "classiques" mais plutôt dans des centres spécialisés (merci l’intégration); et d’autre part ils n’ont plus de scolarité à plein temps dans la mesure où les personnels sont moins nombreux, proportionnellement. En résumé, et pour schématiser, AVANT: les élèves handicapés avaient une aide individualisée qui leur permettait de suivre les cours toute la semaine, "normalement"
MAINTENANT: les élèves handicapés sont plus nombreux, certes, mais pas dans les écoles "classiques" et surtout, ils ne peuvent venir qu’à temps partiel car les personnels aidant sont partagés entre plusieurs établissements. En l’occurrence, donc, les chiffres sont biaisés complêtement.
Je pense que l’indignation de Royal pouvait être réelle, car mettez-vous à la place d’un parent de gamin handicapé à qui on dit: "désolé, mais vous allez devoir vous occuper de lui car le reste du temps l’éducateur est sur un autre site !" Ceci dit, évidemment que tout est mis en scène, à droite comme à gauche, mais évitons de citer Le Figaro comme source, niveau crédibilité ça vaut l’Humanité !…
J’espère que c’est assez clair, bonne journée !
tnemelc > Le nombres de personnes s’occupant des handicapés a augmenté de 5000 à 6000 emplois d’auxiliaire de vie scolaire (AVS). Selon Vincent Assante, président de l’Association nationale des personnes handicapées moteurs (ANPIHM). C’est une preuve largement suffisante pour démontrer que la situation, si elle n’est toujours pas magnifique et que Sarko veut l’améliorer, s’est légèrement améliorée.
Après on peut toujours dire qu’il fallait mieux 5000 personnes pour s’occuper de 89 000 enfants que 6000 personnes pour s’occuper de 160 000 enfants, c’est un choix de répartition. Mais il n’empèche que Royal prétendait que la situation s’était dégradée, ce qui n’est manifestement pas le cas, au contraire. Il y a aujourd’hui plus de personnes employées par l’Etat pour les handicapés et plus d’enfants sont pris en charge au total, c’est un fait.
Et heureusement qu’on ne compare pas les constructions de logement social, qui sont bien plus favorables pour la droite.
Mais… si, justement ! Comment peux-tu dire que la situation ne s’est pas dégradée ? C’est exactement le cas ! Plus le ratio accompagnant/handicapés baisse, plus la situation deviendra difficile, non ? Ou alors, je n’ai pas été clair, je vais me relire, alors !
A tnemelc,
Vos propos laissent à désirer. Je vous demande d’aller regarder sur DAILY MOTION mes remarques.
Moi, j’ai une fille handicapé moteur à 80% qui a 21 ans. Elle est allée tout le temps à l’école depuis plus de 15 ans donc depuis 1989.
Je peux vous dire qu’il n’y a jamais eu d’accueil personnalisé pour les enfants handicapés seulement ces 10 dernières années.
L’école n’était pas prête à recevoir des enfants handicapés non seulement car ça posait des difficultés supplémentaires à l’Ecole en général et aussi car les écoles n’étaient pas toutes accessibles.
Pour ma fille, chaque fois qu’il y avait problème, on se concertait avec la maîtresse ou le professeur, mais la famille devait toutefois palier à toutes les carences du système éducatif.
C’est pourquoi, tnemelc,j’ai dû passer tout mon temps à l’éducation de ma fille. Trajets, accompagnements en sortie scolaire, prise de notes,demande d’aménagements de locaux, demande d’exemption de porter les livres dans le cartable, obtention d’avoir un jeu gratuit de livres fournis par le lycée ( ces dispositifs relevant de bon sens ont mis du temps à arriver au cerveau de personnes dite bien-pensantes). Pourtant, ceci a facilité le quotidien d’autres enfants dits "normaux".
Puis sont arrivées les auxiliaires, non formées, donc non compétentes.
Je vous cite en exemple. Comment un auxiliaire pouvait-il copier un cours de maths en Terminale scientifique, cet auxiliaire n’ayant pas fait d’études???
A dire vrai, il n’était pas encore prévu que des enfants handicapés puissent être intelligents et puissent faire des études, voire même, des études supérieures… Ces auxiliaires étaient bien en maternelle, mais plus aussi efficaces lors d’ une scolarité avancée.
C’est pour ça que la question était à revoir.
Mme Ségolène n’est vraiment pas restée longtemps ministre de l’enseignement scolaire (1 an). C’est bien peu pour s’atteler à des tâches aussi ardues que celles les enfants handicapés.
Pour en arriver là, tnemelc, il faut s’en donner les moyens et ne pas lancer des idées floues ni discuter de façon interminable.
Car un enfant handicapé peut arriver par exemple en septembre dans une école et il n’est pas concevable à l’heure actuelle que cet enfant ne soit pas aussitôt scolarisé sous prétextes que l’école ne peut pas l’accueillir.
Car comme dit Mr Sarkozy, un enfant handicapé est une CHANCE pour les autres enfants et je rajouterais volontiers que ces enfants handicapés pourraient donner une bonne leçon de vie à certains adultes.
Pour information, je n’approuve vraiment pas le comportement impulsif à propos des enfants handicapés de Madame Royal.
Les enfants handicapés ont besoin de calme et non pas de tels affrontements à leurs sujets. C’est une honte.
Merci Mr Sarkozy, votre discours était plein d’humilité.
je ne suis pas Sarkoziste, d’ailleurs je m’abstiendrais dimanche…
Mais il faut etre honnete et objectif de temps en temps, ceux qui disent que le nombre d’eleves handicapes a augmente seulement car on a augmente les eleves a temps partielle ou en structure speciale, mentent ou repetent des choses sans verifier
Vous avez tous les chiffres dans ce rapport:
http://www.sante.gouv.fr/drees/etud...
qui dit bien : "…le pourcentage du total des handicapes scolarises a l’ecole publique en classes ordinaires est passe de 52% en 1999-2000 a 69% en 2005-2006
dans l’enseignement superieur 700 eleves en 1981, 2700 en 1991, 7000 en 2001, 7600 en 2006…"
"La scolarisation en classe ordinaire recouvre des situations très diverses. Ainsi, 75 % des élèves du premier degré et 93 % des élèves du second degré fréquentent une classe ordinaire à temps plein, les autres bénéficiant d’une scolarisation à temps partiel avec, dans la plupart des cas, un suivi thérapeutique et/ou éducatif complémentaire."
"La scolarisation en établissement médico-éducatif est proposée aux parents par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), mise en place en 2006 au sein de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Cette commission reprend les missions auparavant dévolues à la Cotorep (Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel) et à la Commission départementale de l’éducation spéciale (CDES). Le projet personnalisé de scolarisation (PPS) doit répondre aux besoins de l’élève, après évaluation de ses compétences par une équipe pluridisciplinaire. C’est un carnet de route pour l’ensemble des acteurs intervenant
dans la scolarisation de l’élève (enseignants, psychologues, médecins, etc.), qui permet d’assurer la cohérence et la continuité du parcours scolaire et fait partie intégrante du plan de compensation."
Donc 75% et 93% des eleves a temps complet et en classe ordinaire, et de plus une évaluation des competences de l’eleve par une équipe pluridisciplinaire, pour etablir un carnet de route qui permet d’assurer la cohérence et la continuité du parcours scolaire, ce qui veut dire que personne ne gonfle les chiffres artificiellement en bourrant les ecoles de handiicapes a temps partiel comme certain voudrait le faire croire…
Lisez le rapport il est plus qu’interessant.
plus de details et commentaires la
http://www.libresansdieu.org/bb/vie...
vendredi 4 mai 2007, 14h34
Handicap : la (mal)saine colère de Ségolène Royal
Cet article a été rédigé par un reporter d’AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.
Oh, comme elle l’a bien jouée, cette colère, madame Royal, que certains disent programmée. "On atteint le summum de l’immoralité politique. Je suis scandalisée par ce que je viens d’entendre, parce que jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux." Accusatrice, elle dénonçait le propos "larme à l’oeil" de Nicolas Sarkozy, et c’est nous qui l’avions la larme, à l’oeil, devant cette capacité d’indignation préservée. Elle en a fait beaucoup, sur cette colère, Ségolène Royal. Parce qu’elle ne s’est pas contentée de jouer la scène, elle s’est autocommentée : "Il y a des colères saines, parce qu’elles correspondent à la souffrance des gens. Il y a des colères que j’aurai, même quand je serai présidente de la République…" Le problème est que, lorsque l’on parvient, envers et contre tout, à comprendre son propos, quelle que soit la source vers laquelle on se tourne, on constate qu’elle a tort, madame Royal, sur le point qu’elle a voulu soulever. "C’est votre gouvernement qui a supprimé non seulement le plan Handiscol, qui a supprimé les aides-éducateurs, qui fait qu’aujourd’hui, moins d’un enfant sur deux qui était accueilli il y a cinq ans dans l’école de la République ne le sont plus aujourd’hui. Vous le savez parfaitement." Transcription Libération S’il n’est pas aisé de se figurer précisément ce que signifie le fait que "moins d’un enfant sur deux qui était accueilli (…) ne le sont plus", on en perçoit l’esprit. Or voilà, quelques recherchers Internet ne permettent pas véritablement d’abonder dans le sens de Ségolène Royal. La fédération des associations pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), si elle se montre réservée sur la proposition de Nicolas Sarkozy (pour des raisons de principe), note quant à elle l’existence de "progrès manifestes", tout en relevant que la situation est encore défaillante, ce que nul ne nie. Le blog Ségomadit relevait une dépêche datant du mois de mars dernier, sans en donner toutefois le lien, ce qui aurait pu paraître critiquable aux esprits suspicieux. Toréador fait référence à la dépêche sourcée. Retrouvée sous un autre format également, il apparaît donc que cette dépêche du 23 mars 2007, titrait sur la "Hausse du nombre d’enfants handicapés scolarisés" : "Le nombre d’enfants et adolescents en situation de handicap scolarisés par l’Education nationale est en augmentation. En 2005-06, 223.5400 de ces élèves ont été scolarisés en France, dont 151.500 par l’Education nationale, qui a permis à 69% d’entre eux d’intégrer des classes ordinaires ou adaptées à leurs difficultés (scolarisation individuelle), contre 52% à la rentrée 1999-2000, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) du ministère de la Cohésion sociale." 17 points de plus. Avouez que c’est pas mal. Quant à la rentrée 1999-2000, il se trouve que c’est l’époque à laquelle madame Royal était ministre déléguée à l’Enseignement scolaire. Vous me direz avec quelque raison que, précisément, l’effet de ses mesures ne pouvait se faire sentir avant que Mmadame Royal ne mette en oeuvre son plan Handiscol. Vous avouerez toutefois que, pour un gouvernement qui aurait retiré tous les moyens pour la scolarisation des enfants handicapés, c’est une performance remarquable. Ce site fait mention d’une dépêche du 2 février 2007, faisant état d’une progression de 6% du nombre d’enfants handicapés scolarisés entre la rentrée de 2006 et celle de 2005, et une augmentation de 20% par rapport à 2004 . Est mentionnée également l’annonce du recrutement de 2 000 auxiliaires de vie scolaire pour la prochaine rentrée. Un rapport parlementaire "Réussir la scolarisation des enfants handicapés" fait état des informations suivantes : "Les moyens budgétaires consacrés à la consolidation du dispositif ont augmenté dans des conditions appréciables. L’accentuation de cet effort se traduit par : - l’augmentation de 13% du nombre d’enfants désormais accueillis en milieu scolaire ordinaire », portant en quatre ans l’évolution de 67 à 105 000 pour le 1er degré et de 22 à 46 00 pour le 2nd degré. - l’accroissement substantiel du nombre d’AVS consacrés à l’accompagnement individuel un collectif dont le nombre dépassait les 6 000 fin février dernier, prenant en charge plus de 13 500 enfants. - la montée en puissance du dispositif des EVS (emplois de vie scolaire) affectés principalement à l’accueil des enfants en classes maternelles." Par ailleurs, ce gouvernement félon qui n’aime pas les petits enfants handicapés est celui qui a fait passer la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, dont le long article 19 est spécialement relatif à la scolarisation des enfants handicapés, à l’égalité des chances des personnes handicapées lors des examens etc. Vous me direz qu’il n’est pas suffisant de faire passer une loi. Vous aurez raison. Mais on ne peut pas prétendre que le gouvernement soit resté inactif sur cette question. En outre, on ne s’étonnera guère d’apprendre que Ségolène Royal, elle, n’a pas voté cette loi. Pas très étonné, parce que l’on se souvient aussi que Ségolène Royal n’était même pas présente lors des nombreuses et espacées journées de débat parlementaire sur les violences conjugales, dont elle affirme pourtant qu’elles lui tiennent tant à coeur. Si Ségolène Royal veut opposer à Nicolas Sarkozy le bilan des gouvernements Raffarin et Villepin, il convient qu’elle assume également son bilan de parlementaire. Instrumentalisation du cas de la policière violée, instrumentalisation des violences conjugales, désormais instrumentalisation des enfants handicapés pour la mise en scène de sa "capacité d’indignation"… Permettez-moi de penser que madame Royal n’est pas qualifiée pour donner des leçons à Nicolas Sarkozy et permettez-moi de vous le dire, madame Royal, Je suis scandalisé par ce que je viens d’entendre, parce que jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux.
voir à cette adresse:
http://www.sante.gouv.fr/drees/etud...
rubrique: ETUDES ET RESULTATS: N° 564 - mars 2007
La scolarisation des enfants et adolescents handicapés progresse.
il y a 22 heures par jobrigton sur Ségolène Royal Clash Nicolas Sarkozy
POUR voir l’intégralité du commentaire d’un reporter d’AGORAVOX, voir à l’adresse suivante:
http://fr.news.yahoo.com/04052007/3...
C’est pas mal tout ça ! Bravo pour l’analyse, les données et tout !
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