- François Bayrou et Claire Chazal durant le JT de 20h de TF1 le 5 septembre 2006
- La proportion d’article de presse citant les candidats à l’élection présidentielle (Sarkozy en bleu, Royal en rouge, Bayrou en orange clair, Le Pen en orange foncé - “le score de chaque individu est la proportion des articles qui ont fait mention de lui”) :

- L’évolution des sondages entre janvier 2007 et mars 2007 : Sarkozy : 32,5% -> 28,2%; Royal : 29% -> 24,8%; Bayrou : 10,7% -> 22,4%; Le Pen : 12,4% -> 13%.
- François Bayrou en couverture du Point, de l’Express et du Nouvel Obs cette semaine :

Le pseudo rebelle François Bayrou aura donc réussi son coup de gueule “anti-médias” et “anti Royal/Sarko” d’il y a quelques mois en s’en prenant violemment aux médias qui ne parlaient pas assez de lui. On peut en effet constater que son décollage dans les sondages correspond à peu près au moment de son coup de gueule contre les médias, période à partir de laquelle on a plus parlé de lui dans la presse.
Il a su tirer parti de son exposition médiatique soudaine (pic de septembre) et la transformer progressivement en une médiatisation durable grâce à laquelle il a pu faire passer dans l’opinion le fait que son message était “ni gauche ni droite” et ses autres propositions. Les sondages en progression régulière (stagnation en février, puis reprise importante fin février - début mars) ont ensuite attirer l’attention des médias, créant ainsi une “spirale Bayrou”.
Cette attitude de rebel me fait bien marrer, Bayrou, cet homme qui a été ministre et qui se fait maintenant passer pour un converti à la rébellion ? Il nous fait exactement le même coup que Royal et Sarkozy : un homme pleinement issu de l’establishment et qui prétend s’en être défait pour l’honneur de notre belle patrie. Mais cela n’est qu’apparence, et donc sans importance.

Là où Bayrou ne me convainc toujours pas vraiment pour le moment c’est sur l’après élection présidentielle. Comment compte-t-il gouverner sans majorité ? Même lui ne semble pas penser que les législatives dégageront-elles une majorité UDF. La gauche et la droite dans un même gouvernement, est-ce que ce n’est pas attirer les plus arrivistes des 2 camps pour qu’ils se tirent dans les pattes dès les premières grèves de l’automne :-?
S’il y a des sujets sur lesquelles la gauche et la droite s’entendent, qu’en sera-t-il des autres, sur lesquels s’affrontent la positioin de gauche et celle de droite. Il y a par exemple un clivage très net par rapport à la fameuse création d’un “ministère de l’immigration et de l’identité nationnale” (cf cet article sondagier du Nouvel Obs) : la droite et l’UDF y sont majoritairement favorables, la gauche y est réfractaire. Et il y a bien d’autres sujets de clivage entre gauche et droite. Heureusement !

Mais les quelques idées évoquées par Bayrou paraissent plutôt bonnes : budget raisonnable, Small Business Act (cette idée me plait beaucoup : pas de charges pour les 2 premiers nouveaux emplois créés), … Le premier vote présidentiel de ma vie pourrait donc potentiellement aller vers le centre (je n’ai jusqu’à présent pu voter que sur le référundum sur le traité de Constitution européenne).
Je serais presque tenté d’adhérer au rêve de Bayrou pour le premier vote présidentiel de ma vie, de croire que des hommes de gauche et la droite peuvent s’entendre pour le meilleur. Mais si ça ne marche pas, qu’est-ce qu’on fait :-?
Cette incertitude semble être présente également dans les sondages (qui ne restent que des indicateurs, d’autant plus qu’il y a maintenant de nombreux insondables). Selon un sondage TNS Sofres Unilog du lundi 12 mars 2007 François Bayrou est à 23%. Mais le pourcentage des électeurs sûrs de leur choix pour le candidat centriste n’est que de 54% (contre environ 70% pour Sarkozy et Royal). François Bayrou avait récemment déclaré :
Tout d’abord, les Français se demandent qui peut-être leur Président de la République. Puis qui sera leur Président.
Le tout est de savoir si le vote du béarnais Bayrou sera un simple essai, ou un essai transformé lors de la 2ème mi-temps…
...Et je parie que ces pages vont vous intéresser :-) :
Commentaires pour "Bayroumania ?"
On dit "rebelle", pas "rebel" ;-)
"Mais si ça ne marche pas, qu’est-ce qu’on fait :-?"
Et si l’incapable de gauche passe qu’est-ce qu’on fait?
Et si l’ultralibéraliste pro USA de droite passe qu’est-ce qu’on fait?
Bon, on prend le moins pire ou le plus mieux?
P’tit Lu> Merci :).
Au pire avec Sarko on pourra toujours danser sur le dancefloor du DJ Martin Solveig :o :o : vidéo de l’intégralité de Nicolas Sarkozy au Zénith (Solveig vers la dernière heure).
L’équipe de Bayrou m’a répondu ceci. Je copie-colle l’intégralité du mail :
Merci cher monsieur Yazerty d’avoir pris la peine d’écrire à François Bayrou pour lui faire part de vos réflexions et de vos inquiétudes développées sur le lien Internet communiqué, et pardon si notre réponse s’est fait attendre car les messages affluent par milliers chaque semaine…
François Bayrou s’est engagé, s’il est élu président de la République, à former un gouvernement au-delà des clivages gauche-droite, avec des hommes et des femmes compétents, représentatifs des grandes sensibilités démocratiques du pays, et qui seront d’accord pour travailler ensemble sur la base de son projet présidentiel.
Nous entendons bien les objections, les remarques ou les critiques de la part des autres candidats -ceux qui pensent que l’alternance UMP-PS a fait ses preuves d’efficacité depuis 25 ans et qui veulent que rien ne change- sur la prétendue impossibilité de gouverner sous la forme d’une coalition. On entend ici ou là évoquer des “chimères”, des “illusions”… Si ces critiques vous troublent quelque peu, c’est bien volontiers que nous allons à la fois vous apporter quelques éclaircissements et rétablir quelques vérités :
L’argument selon lequel le PS et l’UMP n’accepteront pas de s’engager dans cette démarche de coalition ne tient pas. Car il faut bien comprendre que si les Français ont choisi un président porteur de cette idée de rassemblement, la force de leur décision sera telle qu’ils l’imposeront en choisissant massivement aux élections législatives des candidats qui porteront le “label” de la nouvelle “majorité présidentielle”. Et les appareils politiques qui refuseront d’entendre le message des Français seront rejetés aux élections législatives.
Le label “majorité présidentielle” sera accordé aux candidats par le nouveau grand parti démocrate que François Bayrou veut créer dans la foulée de l’élection présidentielle. “Je crois que ce sera une nécessité. Pour porter ce nouvel espoir et cette grande responsabilité, l’UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas. Il faudra un grand parti démocrate pour la France.” (Extrait de l’interview de François Bayrou dans Le Monde du 3.03.07 : http://www.bayrou.fr/media/1presse/...)
Alors, bien évidemment, les candidats des deux partis UMP et PS agitent la menace selon laquelle un gouvernement de coalition aura pour conséquence de permettre aux "extrêmes" de devenir l’opposition. Ils oublient seulement qu’aux toutes dernières élections présidentielles, grâce au puissant système de la bipolarisation des deux partis dominants, grâce au “monopole à deux” du PS et de l’UMP, la France a battu le record des votes extrêmes de tous les pays développés avec près de 40% des voix : 20% à l’extrême droite et presque autant à l’extrême gauche !
En outre la formation d’un gouvernement d’union nationale ne signifie pas que les partis de gauche et de droite disparaîtront : le PS et l’UMP seront toujours là, pour apporter leur soutien ou pour discuter les décisions du gouvernement.
Et à ceux qui nous prédisent que la majorité sera instable ou fragile, nous répondons que ce sont eux qui sont minoritaires ! Car au premier tour, les plus hauts scores seront entre 20 et 25 %, au mieux (rappelons qu’en 2002 Jacques Chirac a obtenu 19 % des voix et 365 sièges de députés UMP à l’Assemblée nationale). Alors, avec qui fera alliance Nicolas Sarkozy ? avec Villiers, avec Le Pen ? Et avec qui fera alliance Ségolène Royal ? Avec Marie-Georges Buffet ou Besancenot ?
“Car ce sont eux qui n’ont pas la majorité ! La seule majorité possible pour la France, la seule majorité stable, la seule majorité constructive, c’est la majorité centrale, celle qui permet de faire travailler ensemble les reconstructeurs de gauche, les reconstructeurs de droite et les reconstructeurs du centre : cela, oui, fait une majorité, et une belle, et les Français la choisiront.” (extrait du discours de François Bayrou au Zénith de Paris, le 19 mars 2007).
La vague qui se prépare dépassera de beaucoup l’élection présidentielle. Car les Français ont entre les mains une arme à plusieurs coups : un nouveau président, un nouveau gouvernement, une nouvelle majorité.
Nous vous invitons à retrouver le discours de François Bayrou au meeting du Zénith de Paris, le 19 mars : http://www.bayrou.fr/evenements/bay...
Merci pour vos encouragements, merci pour votre confiance.
Bien cordialement,
Violaine
Equipe de François Bayrou
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La France de toutes nos forces - François Bayrou
http://www.bayrou.fr/
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